Mais qu’est-ce que je fais de mes peurs ?

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“Observer la peur sans la fuir, sans la juger, sans vouloir la changer, c’est la fin de la peur.” dirait Krishnamurti.
Autrement dit : dès que tu la regardes avec une conscience totale, sans réaction, la peur s’éteint d’elle-même — parce qu’elle ne peut survivre qu’à l’ombre de l’inconscience.

La peur, au fond, n’est pas un ennemi à abattre, mais une messagère à écouter.
Alors plutôt que de chercher à ne plus être guidée par la peur, le vrai chemin consiste souvent à changer la relation que tu as avec elle. En IFS, nous dirions que c’est une part de toi qui a besoin de ton attention.

Pour commencer, lorsque tu sens la peur se pointer (elle peut se manifester par du stress, par de l’inaction, par du sabotage relationnel), ne la repousse pas. Au lieu de te dire « je ne veux plus être dans la peur », essaie “Il y a une part de moi qui a peur. Que veut-elle protéger ? De quoi a-t-elle besoin pour se détendre ?”

Souvent, la peur essaie de te garder en sécurité, selon une logique ancienne, forgée dans des expériences passées. En la voyant ainsi, tu redeviens celle qui observe — ton Self — plutôt que celle qui est entraînée par elle.

Petit rituel concret :

  1. Quand tu sens la peur monter, arrête-toi un instant.
  2. Respire profondément et nomme-la : “il y a une peur ici.”
  3. Demande-toi : “Où est-ce que je la sens dans mon corps ?”
  4. Et enfin : “Si cette peur avait une voix, que dirait-elle ?”

Cette simple pratique change le rapport de force : tu ne cherches plus à “vaincre” ta peur, tu apprends à dialoguer avec elle — et alors, elle perd son pouvoir de te guider sans ton consentement.

Envie d’aller plus loin ? Je t’offre une méditation guidée « Accueillir mes peurs avec amour ».

Photo de mali desha sur Unsplash

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