Richard Schwartz a mis au point l’IFS (Internal Family Systems) dans les années 1980, un peu par accident, en combinant son expérience clinique avec des idées venues de plusieurs horizons. Voici un résumé de l’histoire et de la spécificité de ce modèle :
📌 Comment Richard Schwartz a développé l’IFS
- Contexte de départ :
Richard Schwartz était formé comme thérapeute familial systémique. Il travaillait avec des familles et des jeunes présentant notamment des troubles alimentaires (anorexie, boulimie). - Observation clinique :
En dialoguant avec ses patientes, il a remarqué que celles-ci parlaient de différentes « parties » en elles (« une part de moi veut manger, une autre me critique, une autre veut disparaître »).
→ Ce langage était spontané et revenait sans qu’il l’induise. - Tournant décisif :
Plutôt que de corriger ou pathologiser ce discours, Schwartz a commencé à prendre ces « parts » au sérieux, comme si elles étaient des acteurs internes ayant des rôles et des intentions spécifiques. - Conceptualisation :
Inspiré par la thérapie familiale, il a imaginé que l’esprit fonctionne comme une « famille interne » de sous-personnalités. Chaque part a sa fonction (protéger, contrôler, critiquer, etc.), même si certaines deviennent extrêmes ou dysfonctionnelles. - Découverte du Self :
Il a observé que, derrière les parts, il existe une dimension stable, calme, claire et compatissante de la personne — ce qu’il a appelé le Self. Quand le Self mène, les parts coopèrent et la guérison se produit.
👉 En bref : Schwartz a « écouté littéralement » ce que ses patients disaient et a développé un modèle qui honore la multiplicité de l’esprit sans la pathologiser, en faisant confiance à une ressource interne (le Self) plutôt qu’à une correction externe.
Photo de Jan Tinneberg sur Unsplash
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